ALBUM « LECON DE VIE » DISPONIBLE LE 13 NOVEMBRE
Pour la première fois en une trentaine d’albums studio, l’essentiel des nouvelles chansons de
Pierre Perret regarde le monde. Oui, il se sent « témoin du temps qu’on vit, un constat
malheureusement très réaliste. Mais ça n’empêche pas l’humour, la dérision – toujours à fond ! »
Pendant les quatre ans d’écriture de l’album Leçon de vie, son regard a ri et enragé, sa plume a combattu et moqué.
Oui, Pierrot a connu des colères homériques et des chagrins immenses, d’intenses marrades et de
majuscules agacements. La première chanson – Leçon de vie, justement – nous prévient : « Dans ma vie c’est vrai qu’j’ai tout vu / Des gens super et pas mal de glandus / Connu autant de chienlits que d’merveilles / Mais si j’pouvais, je ref’rais tout pareil ». Non, rien de rien, il ne regrette rien.
Depuis ses premières chansons enregistrées en 1957, il partage sourire et gravité emmêlés pour notre plaisir (et celui de nos parents et même de nos grands-parents). On aime le chanter en chœur avec un grand rire du cœur, mais il nous a donné aussi des chansons pour nous rappeler ce qu’être un humain veut dire. Oui, on a grandi avec Lily ou La bête est revenue et c’est important d’entendre ses colères présentes.
Dans L’Automne de ma vie, il confesse : « Du meilleur et du pire / À l’automne de ma vie / Je m’en suis abreuvé / Quand j’suis mort de rire / C’est pas qu’j’en ai envie / Je ris pour pas pleurer ». Les souvenirs heureux et malheureux, les émerveillements et les douleurs, ça fait défiler une existence pleine.
De toute manière, le cœur de sa vie consiste à écrire des chansons. Six mois avant que ne sorte cet album, il partait déjà régulièrement en Normandie commencer le prochain, dans une maison prêtée dans les années 1960 par son ami le dessinateur Siné, et qu’il a fini par racheter. Là-bas, à l’écart du bruit et du passage, il convoque les mots, les idées, les amours – comme Ma môme de cœur, seule héroïne du vaste théâtre sensuel de Perret que l’on croise sur cet album. Une femme imaginée avec des traits, des mots, des gestes de deux, dix, cent autres qu’il a croisées ou entrevues.
« PARIS SACCAGE »